Qu’est-ce que l’UE ?

Qu’est-ce que l’UE ?

Un ensemble de traités dont les dispositions organisent la casse des acquis sociaux contre l’avis des peuples

L’UE est un ensemble de traités à travers lesquels les États membres s’engagent sur :

  • la libre circulation des marchandises et des capitaux, ce qui provoque un dumping social et fiscal et contribue à polluer la planète,
  • la privatisation des entreprises de services, y compris les services publics,
  • une monnaie unique pour 19 des 27 États membres, ainsi qu’une banque centrale indépendante avec pour seul objectif la stabilité des prix,
  • l’obligation pour les États de s’endetter auprès des marchés financiers,
  • une discipline bidgétaire drastique,
  • une politique étrangère inféodée à l’OTAN et aux États-Unis.

 

Ce sont aussi des GOPE, ou Grandes Orientations de Politiques Économiques, à travers lesquelles la Commission européenne a exigé que la France, après l’Espagne, le Portugal et l’Italie et sur le modèle de l’Allemagne, casse son Code du travail.

L’UE est sans rapport avec des coopérations scientifiques et industrielles comme Arianne ou Airbus ni avec des dispositifs protecteurs comme la Cour européenne des Droits de l’Homme. Elle n’est aucunement nécessaire à la poursuite de coopérations universitaires comme Erasmus.

Être pour ou contre l’UE, c’est-à-dire les traités européens, n’est pas être pour ou contre « l’Europe » ou la « construction européenne », qui sont des termes flous. C’est être pour ou contre les règles des traités européens, soit, depuis le Traité de Rome en 1957, le libéralisme et l’atlantisme.

On entend souvent que sortir de l’UE ne réglera pas tous les problèmes ou que le libéralisme et l’austérité existent ailleurs que dans l’UE. Mais nul ne prétend le contraire : la sortie de l’UE, c’est-à-dire des traités européens, n’est pas une condition suffisante à la mise en oeuvre de politiques solidaires et écologiques, comme celles prévues par le programme L’Avenir en commun que nous avons soutenu en 2017. Pour autant, cela en est une condition nécessaire, car les traités européens sont conçus pour empêcher un gouvernement qui serait élu sur un programme alternatif de mener sa politique, comme on l’a vu en Grèce.

Pour reprendre les termes de Jean-Claude Juncker : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ».

Collectif Citoyens Souverains
citoyenssouverains@gmail.com
Pas de commentaires

Postez un commentaire